Sport et adolescence : comprendre les freins à la pratique
Alors que faire du sport dès le plus jeune âge s’apparente à une incantation politique destinée à prévenir les troubles de la santé mentale, à lutter contre la sédentarité et ses effets délétères, et à instaurer le bien-être dans la société entre stades au « design actif » et 30’ de sport obligatoire dans les petites classes, deux études de l’INJEP viennent éclairer la réalité du rapport de la jeunesse au sport et sur les freins à sa pratique.
« Entre 14 et 18 ans, un jeune sur quatre abandonne la pratique régulière du sport (2026) - ici
« 1 collégien sur 5 ne fait pas de sport régulièrement pendant ses loisirs (2025) - ici
Dans un récent rapport, le Professeur Alain Loret, Professeur des Universités et fondateur de SWI, apporte une analyse sociologique de ces constats et interroge la rupture entre une jeunesse qui crée un nouveau rapport à la société et le modèle institutionnel français qui reste figé.
5 pistes sont identifiées qui permettraient de reconfigurer l’offre :
Fin du dogme de la compétition obligatoire
Lutte contre les inégalités de genre
Hybridation numérique pour créer une communauté
Ancrage territorial itinérant
Création de passerelles fluides avec le sport scolaire
La pratique sportive et son écosystème institutionnel doivent évoluer et passer d’une logique de conformité à une vraie logique d’expérience face à une génération en quête d’autonomie qui rejette un format inadapté à sa propre réalité.
Le temps est à la co-création des nouveaux modèles.
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Les sources
Analyses issues de l’observation d’une cohorte d’élèves suivie depuis 2011 et de plusieurs enquêtes réalisées auprès de leurs familles (2022 et 2016)