Un collégien sur cinq ne fait pas de sport régulièrement pendant ses loisirs
À 13-14 ans, 18 % des collégiens sont sédentaires pendant leur temps libre. Qui sont-ils, et pourquoi ? Une étude de l'INJEP dresse leur portrait et décrypte leurs freins.
Filles et milieux populaires : les plus éloignés du sport
Les filles représentent 61 % des collégiens éloignés du sport. L'inégalité sociale est aussi frappante : 27 % des enfants d'inactifs sont peu ou pas sportifs, contre seulement 10 % des enfants de cadres.
Mais ces écarts sociaux s'effacent presque entièrement une fois qu'on tient compte du rapport au sport des parents. C'est la transmission familiale qui prime : quand les deux parents ne font jamais de sport, 26 % des jeunes sont eux-mêmes inactifs — contre 9 à 11 % lorsqu'un parent pratique plusieurs fois par semaine.
Les vrais freins : isolement et peur de ne pas être à la hauteur
Contrairement aux idées reçues, l'absence de goût pour le sport ne concerne qu'une minorité (29 %). La grande majorité des collégiens peu sportifs ont une vision positive du sport — mais se heurtent à des obstacles concrets.
Part des collégiens peu ou pas sportifs évoquant chaque frein
Six portraits de jeunes éloignés du sport
L'étude identifie six profils distincts, du plus proche au plus éloigné de l'envie de pratiquer :
Une vision du sport majoritairement positive
Fait remarquable : 85 % des collégiens peu sportifs reconnaissent que le sport permet de rester en bonne santé. Plus des deux tiers voient ses effets positifs sur l'apparence physique et le plaisir.
Ce n'est donc pas une question de perception négative du sport, mais bien d'obstacles à franchir pour accéder à la pratique. Pour la majorité des jeunes sédentaires, la solution n'est pas de les « convaincre » que le sport est bon — ils le savent déjà. Il faut leur trouver des partenaires, réduire les coûts, rapprocher les équipements.