Journée de la Femme, 8 mars 2025

Quelle place pour les femmes dans le sport en 2025 ?

Crédit photo : Cosmopolitan.fr

Le sport féminin connaît une croissance historique. Aux Jeux olympiques de Paris 2024, la parité entre femmes et hommes a été atteinte pour la première fois, illustrant les progrès réalisés depuis 1900. L’intérêt du public augmente également, avec une forte audience pour les compétitions féminines, comme la Coupe du monde de football 2023 en Australie qui a rassemblé environ 2 milliards de téléspectateurs.

La diffusion de plus en plus de compétitions féminines par les chaînes de sport contribue à donner plus de visibilité au sport féminin. ¼ du temps d’antenne de la chaîne Being Sport est consacré à la pratique féminine : football, tennis, athlétisme mais aussi padel ou rugby.

Pourquoi pratiquer ?

L’INJEP note dans sa dernière publication sur la pratique du sport en 2025, ici, une progression nette (+6% par rapport à 2018) de la participation des femmes dans les activités sportives. Cette participation ne marque plus qu’un point de retard sur celle des hommes (61% contre 62%).

La pratique sportive apporte de nombreux bénéfices aux filles et aux femmes : elle renforce notamment la confiance, l’esprit d’équipe et favorise la réussite scolaire et professionnelle.

Cependant, beaucoup de jeunes filles abandonnent le sport à l’adolescence en raison de pressions sociales, d’un manque d’investissement, des changements physiologiques et parfois de violences.

Rôle des femmes dans le sport

Les athlètes féminines jouent un rôle essentiel de modèles inspirants, même si leur visibilité médiatique reste encore limitée. Leur influence est forte auprès du public et sur les réseaux sociaux.

Kirsty Coventry

Première femme et première Africaine élue au poste de présidente du Comité International Olympique

Les femmes occupent progressivement davantage de postes de leadership, ce qui favorise de meilleures politiques en leur faveur et plus d’égalité, mais elles restent encore minoritaires dans les postes de direction et d’encadrement. A noter l’élection récente au poste de présidente du CIO de Kirsty Coventry (24 juin 2025), originaire du Zimbabwé, première femme et première Africaine à endosser cette responsabilité. Un message politique fort lancé au monde du sport.

Freins à la pratique sportive

Toutefois, 5 freins à la pratique sportive féminine ressortent :

  • Le coût financier à 49%

  • Les contraintes familiales à 46%

  • Les contraintes professionnelles à 44%

  • Les contraintes domestiques à 40%

  • Le cycle menstruel à 27%

Qu’en conclure ?

Le sport féminin est en plein essor et constitue un puissant moteur d’émancipation et d’inspiration pour les nouvelles générations mais d’importants défis systémiques et psychologiques restent encore à surmonter pour une plus large participation féminine aux pratiques sportives et à la gouvernance des structures politiques liées au sport ainsi qu’une stricte égalité de traitement avec le sport masculin.

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